Attention au syndrome du bébé secoué

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Attention au syndrome du bébé secoué

Le nourrisson est extrêmement fragile. Un geste d’humeur ou un jeu un peu trop tonique peuvent ainsi avoir des conséquences très graves. En France, plusieurs dizaines de bébés meurent chaque année du « syndrome du bébé secoué », et de nombreux autres conservent des séquelles à vie. La vigilance est indispensable.

Comprendre

A la naissance, la tête d’un bébé pèse presque autant que l’ensemble du reste de son corps. Et son petit cou, fragile, est bien incapable de la maintenir droite. Ce n’est que vers l’âge de 12 semaines que la
musculature de son cou va lui permettre de commander plus facilement les mouvements de sa tête. Mais il faudra attendre que l’enfant atteigne 8 à 12 mois (période des premiers pas) pour que sa tête bénéficie enfin d’une assise solide. Pendant toute cette période, et surtout jusqu’à l’âge de six mois, la moindre secousse se traduit donc par une oscillation de la tête. Et quand la secousse est trop violente, le risque est grand que la tête bascule à toute allure et que l’enfant soit victime de ce que les médecins appellent le * syndrome du bébé secoué » ou SBS. Que signifient ces trois lettres ? Elles rassemblent une série de symptômes gravissimes, qui indiquent la présence de lésions au niveau du
cerveau Pourquoi ? D’abord parce qu’il y a toujours un peu de liquide entre le cerveau et le crâne de l’enfant (c’est normal, le cerveau grossit en permanence pendant cette période et le crâne est prévu
pour lui laisser la place décroître). Résultat, lors d’oscillations importantes de la tête, le cerveau bouge dans la boite crânienne et « se cogne » contre les os. Cela provoque des altérations du cerveau, un œdème (gonflement) de l’organe et éventuellement, la rupture de certaines veines ou artères.
Les conséquences de tout cela sont très graves : si les blessures infligées au cerveau sont importantes, l’enfant présente rapidement des signes alarmants (convulsions, perte de conscience, arrêt respiratoire ..). Dans 8 à 10% des cas, il décède D’autres lésions neurologiques majeures sont observées : cécité, retard du développement psychomoteur, paralysies, état végétatif, épilepsie. Au mieux, l’enfant souffre « seulement » de problèmes de mouvement et de coordination, de retard intellectuel, de troubles du comportement… Quant aux enfants blessés moins gravement, ils peuvent aussi conserver des séquelles.

Reconnaître le danger
Il est essentiel de repérer les personnes qui risquent de maltraiter l’enfant et les situations dangereuses. Les personnes dont le caractère est instable, qui sont irritables, stressées, inexpérimentées avec les enfants, doivent être considérées comme des personnes à risque. Incapables de sécuriser et de rassurer l’enfant, elles seront rapidement dépassées par une crise de pleurs et ne parviendront pas à maîtriser la situation. C’est notamment le cas des pères très jeunes et des beaux-pères, qui comptent pour 60 % des agresseurs. Certaines situations sont par ailleurs propices à une perte de contrôle des émotions. Aussi est-il nécessaire de les connaître et d’apprendre à bien réagir.

Des chiffres qui font réfléchir
• En France, plusieurs dizaines d’enfants meurent chaque année après avoir été, semble-t-il, secoués par leur entourage.
•Au moins 24 enfants sur 100 000 seraient victimes du « syndrome du bébé secoué », Un chiffre que les autorités estiment très largement sous-estimé !
• En quatre ans, 230 nourrissons ont été reçus aux urgences de l’hôpital Necker à Paris, victimes de ce syndrome.
• Dans les jours ou semaines qui suivent cette maltraitance. 8 à 10 % des bébés amenés en urgence à l’hôpital meurent. Un enfant sur 4 souffre d’hémiplégie, de retard mental majeur, d’épilepsie rebelle… Près de la moitié souffrirait de séquelles moins importantes (déficit intellectuel léger, épilepsie contrôlée). Seul un enfant sur 5 deviendra un enfant normal. Sans compter les enfants qui meurent avant d’avoir été transférés dans un service d’urgences.
• 6 victimes sur dix sont des petits garçons et la majorité des accidents a lieu avant l’âge de 5 mois.

Quand s’inquiéter ?

Apathie, hémorragie rétinienne, irritabilité inhabituelle de l’enfant, vomissements, convulsions, perte de conscience… sont autant de signes qui peuvent indiquer que votre bébé a été secoué en votre absence. Si le bébé est « peu » secoué, les symptômes qu’il va présenter ressemblent à ceux d’une infection virale, mais sans fièvre. Plus la lésion neurologique est grave, plus les risques sont importants. Tout changement de comportement, d’aspect de l’enfant, toute attitude inhabituelle peuvent être liés à une maltraitance. Si votre enfant refuse de manger, de dormir, de jouer, alors que tout allait bien auparavant, questionnez la personne qui le garde. En cas de lésions graves, le doute n’est plus permis. Il faut réagir vite: même en cas d’intervention rapide, un enfant dont le cerveau a été
grièvement lésé par des atteintes violentes n’a qu’une chance sur cinq de s’en sortir.

Prévenir les risques

• Ne secouez un bébé sous aucun prétexte. Il ne faut surtout pas vouloir ranimer un enfant évanoui ou en arrêt cardio-respiratoire par des secousses brutales. Si votre enfant perd conscience, pour quelque raison que ce soit, pratiquez les gestes d’urgence.
• Gare aux jeux trop musclés. Lancer un nourrisson en l’air, le faire tournoyer, jouer a « l’avion »… sont dangereux. Ces jeux entraînent en effet une augmentation brutale de la pression à l’intérieur
du crâne de l’enfant et peuvent provoquer des lésions cérébrales Les jeux toniques, c’est pour plus tard!
• Ne confiez votre enfant qu’à des personnes en qui vous avez entière confiance. Optez si possible pour des personnes d’un certain âge, sereines, et non pour des jeunes inexpérimentées…
Sachez que les nourrices comptent pour 10 à 20 % des « agresseurs » d’enfants secoués et que la grande majorité des adultes responsables de ces maltraitances ont moins de 25 ans!
• Maîtrisez vos émotions et gardez votre calme Si vous sentez que vous perdez le contrôle de vous-même face aux pleurs incoercibles de votre enfant, appelez à l’aide avant d’avoir un geste malheureux (lire Le thermomètre de la colère, page 38).
• Tentez de calmer votre enfant par des moyens simples : caresses, bain tiède, petits massages, chansons douces, bercement… sont parfois souverains pour apaiser un nourrisson.

Ce qu’il faut retenir…
✓ Ne secouez JAMAIS un nourrisson.
✓ Ne le confiez qu’à une personne en qui vous avez toute confiance
✓ Si vous sentez que vous perdez votre calme, demandez de l’aide à votre entourage : amis, parents, etc.
✓ Si le comportement de l’enfant vous semble inhabituel (refus de manger, de jouer, de dormir…), questionnez la personne qui le garde. Au moindre doute, amenez-le chez le médecin.

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