Comment faire en cas d’intoxication

Comment faire en cas dintoxication 263x263 - Comment faire en cas d'intoxication



Comment faire en cas d’intoxication

L’essentiel tout de suite…

En cas d’intoxication, procédez comme suit :
✓ Alertez en urgence le centre antipoison le plus proche de chez vous ou le Samu-15.
✓ Suivez scrupuleusement les instructions qui vous seront données.
✓ Respectez impérativement la règle des « NE PAS » :
– NE PAS faire boire (surtout pas de lait).
– NE PAS faire vomir.
– NE PAS procéder à un lavage gastrique.
– NE PAS administrer de pansement gastrique.

Comprendre
L’intoxication est un accident encore trop fréquent. Cent mille enfants en sont victimes chaque année en France. Dans 85 % des cas, il s’agit d’un enfant de moins de 5 ans. Les sources d’intoxication sont nombreuses, tant à la maison qu’à l’extérieur. Les substances le plus souvent incriminées chez l’enfant sont les médicaments (55 %). Viennent ensuite les produits ménagers (25 %), les solvants pétroliers à usage domestique (10 %) et les cosmétiques (6 %). Les autres causes sont plus rares, mais parfois extrêmement graves : monoxyde de carbone, pesticides, herbicides… Dans la majorité des cas, les intoxications surviennent en présence des parents, qui doivent contacter immédiatement le centre antipoison ou le Samu-15. La plupart du temps, les conseils prodigués par téléphone suffisent : l’intervention des secours n’est pas nécessaire et l’enfant reste à son domicile. Toutefois, si l’intoxication s’est produite à l’insu des parents, il faut y penser devant l’apparition de signes inhabituels.

Reconnaître les signes

Certains signes doivent vous alerter :
• Votre enfant change de comportement alors qu’il allait très bien, s’endort, somnole à une heure inhabituelle.
• Il perd conscience ou est pris de convulsions.
• Il ne marche pas droit, se met à zigzaguer, tombe
• Il salrve beaucoup, vomit brutalement, ou encore se plaint de nausées ou de douleurs abdominales violentes
• Il est agité, a le visage tout rouge, le regard fixe et semble en proie à des hallucinations.

Réagir
• Contactez le centre antipoison de votre région (voir ci-contre) ou le Samu-15. Ils vous donneront des conseils adaptés à la situation et se déplaceront si nécessaire.
• Dans tous tes cas, appliquez la règle des « NE PAS
– NE PAS faire boire.
– NE PAS faire vomir.
– NE PAS administrer de pansements gastriques.

Ensuite
• Essayez de retrouver le produit responsable (lire pages suivantes Les différents cas) et de déterminer l’heure de l’intoxication.
• Evaluez l’état de l’enfant. S’il s’aggrave rapidement et s’accompagne d’un arrêt cardio-respiratoire (ce qui est rarissime), commencez immédiatement les manœuvres de réanimation (reportez-vous aux pages 139, 140 et 141) en attendant les secours. Si l’enfant est conscient, mais que l’intoxication est jugée sévère, agissez selon les conseils du centre antipoison ou du Samu-15.
• Rassurez l’enfant.
• Surveillez ses fonctions vitales :
– Respiration : coloration des lèvres, rythme respiratoire par minute (se référer aux constantes indiquées dans le chapitre sur l’arrêt cardio-respiratoire, page 133).
– Fréquence cardiaque (prenez le pouls et comptez les battements par minute). Nourrisson : 100 battements par minute.
Enfant : au-dessus de 60 battements par minute.
– Etat de conscience (bien conscient, somnolent ou agité).

Les différents cas

Quel que soit le produit ingéré, contactez IMMÉDIATEMENT le centre anttpoison régional ou le Samu-15.

Les médicaments
• Contactez le centre antipoison régional ou le Samu-1 S, et agissez en fonction de leurs recommandations.
• Appliquez la règle des « NE PAS » :
– NE PAS faire boire (et jamais de lait !).
– NE PAS faire vomir.
– NE PAS administrer de pansements gastriques.
Certains médicaments provoquent des fièvres élevées. Si l’enfant paraît avoir chaud, prenez sa température.

Les produits ménagers et les solvants
• Une fois encore, appliquez la règle des « NE PAS » (voir section précédente).
• Vérifiez que l’enfant est conscient et qu’il respire facilement.
• Nettoyez sa bouche avec des compresses sèches.

En cas de projection oculaire :
• Lavez les yeux à l’eau claire pendant au moins vingt minutes.
• Signalez la projection aux secouristes qui programmeront une consultation ophtalmologique.

En cas de projection cutanée :
• Un lavage abondant immédiat de la zone atteinte et un déshabillage sous l’eau, si nécessaire, sera réalisé. Il devra durer au moins vingt minutes.
• Si votre enfant a renversé le toxique sur lui, changez ses vêtements et lavez immédiatement les zones contaminées à l’eau.
• Surveillez sa respiration (coloration et rythme respiratoire), son rythme cardiaque et son état de conscience.
• Rassurez l’enfant.

Le white-spirit souvent en cause
Si votre enfant a bu ou respiré des vapeurs toxiques de whitespirit, on peut craindre des troubles respiratoires et neurologiques.

Que faire ?
• Dans tous les cas, contactez le centre antipoison régional ou le Samu-15. Si la gêne respiratoire est immédiate, appelez en priorité le Samu-15. Les signes d’une gêne respiratoire sont une respiration anormalement rapide, une toux fréquente, des lèvres qui bleuissent. Les troubles neurologiques se manifestent par une somnolence, voire un coma, des troubles de l’équilibre ou des convulsions.

En attendant l’arrivée des secours :
• Eloignez le toxique (refermez la bouteille ou enlevez l’enfant de la zone contaminée).
• Ouvrez la fenêtre.
• Si votre enfant a renversé le toxique sur lui, changez ses vêtements et lavez immédiatement les zones contaminées à l’eau.
• Surveillez sa respiration (coloration et rythme respiratoire), son rythme cardiaque et son état de conscience.
• Rassurez l’enfant.

ATTENTION !
Même s’il ne provoque sur le coup aucune gêne respiratoire, le white-spirit entraîne parfois une détresse respiratoire retardée, qui peut se compliquer d’une infection pulmonaire. Dans ce cas, agissez comme précédemment et conduisez l’enfant aux urgences, même s’il semble aller plutôt bien.

Intoxication à l’alcool
L’intoxication à l’alcool est un cas rare, mars grave Les produits en cause peuvent être tout aussi bien vos bouteilles d’apéntif… que vos parfums ou vos lotions de toilette !

Quand soupçonner une intoxication à l’alcool ?

Devant un enfant qui sombre brutalement dans le coma (en particulier au moment des fêtes…), il faut y songer. Il n’est pas rare, en effet, que les enfants s’amusent à finir les fonds des verres. Autre cause : les produits cosmétiques. Certains, comme les eaux de toilettes, contiennent 40 à 80 % d’alcool. Les flacons sont souvent de taille modeste, mais si votre enfant boit toute la bouteille, le risque d’intoxication aiguë n’est pas négligeable Ses conséquences : un coma, une hypothermie et une hypoglycémie profonde.

Que faire ?
• Appelez le Samu-15 ou le centre antipoison.
• Surveillez les constantes vitales de l’enfant.

Intoxication au monoxyde de carbone
Les cheminées, les poêles, les chaudières, les chauffe-eau défectueux sont responsables d’intoxications au monoxyde de carbone. Ce type d’accident atteint généralement toute la famille, qui est soumise au
même air vicié L’enfant se plaint de maux de tête, de fatigue, a du mal à se tenir debout, vomit, voire sombre dans le coma.

Que faire ?
• Ouvrez les fenêtres.
• Arrêtez la source de l’intoxication.
• Appelez les secours (Samu-15 ou pompiers-18).

Intoxication aux végétaux
L’intoxication aux végétaux est assez rare. Elle représente 4 % des intoxications.
Les plantes d’intérieur et d’extérieur sont souvent toxiques. Par précaution, interdisez à vos enfants, dès leur plus jeune âge, de les toucher. A fortiori, veillez à ce qu’ils ne mettent jamais de fleurs ou de feuilles dans leur bouche. Les signes d’intoxication vont varier selon le poison qu’elles contiennent. Pour connaître les principales plantes toxiques, reportez-vous à la partie prévention de cet ouvrage.

Que faire ?
Si vous soupçonnez votre enfant d’avoir mangé une plante toxique :
• Appelez le centre antipoison et décrivez la plante concernée.
• Conduisez l’enfant aux urgences, en apportant les feuilles, fleurs ou baies incriminées.

Les dangers des produits ménagers
Certains produits ménagers contiennent des agents corrosifs ou caustiques. La gravité des atteintes est liée à la quantité absorbée (souvent faible chez l’enfant), à la nature du produit (basique, acide ou oxydant) et à sa présentation (liquide concentré ou dilué, solide, en pastilles ou en paillettes).

Dégâts selon la consistance du produit

Si le produit est sous forme solide…
Les caustiques solides (pastilles d’eau de Javel, paillettes de soude, poudre de lave-vaisselle) provoquent plus volontiers des lésions profondes, localisées dans la bouche, la gorge et l’arnére-gorge

Si le produit est sous forme liquide…
Les lésions seront étagées et suivront le trajet de l’absorption, tout au long du tube digestif. Leur gravité dépend de la quantité absorbée, du degré de concentration du produit et de sa nature acide ou basique. Les produits dilués sont les moins dangereux, alors choisissez-les !

Dégâts selon la nature du toxique

Les produits basiques (pH supérieur à 7)
L’ammoniaque (détergent ménager, décapant pour peinture), la soude et la potasse (déboucheur de canalisations, décapant de four) sont des produits basiques. Ils entraînent des brûlures profondes et rongent la paroi de l’œsophage. Résultat : des lésions ou des perforations de l’œsophage dont la principale séquelle est un rétrécissement du conduit œsophagien. Ce type de lésions nécessite souvent une hospitalisation prolongée, ainsi qu’une intervention chirurgicale pour dilater l’œsophage et lui
donner un diamètre compatible avec une alimentation normale. Autre type de conséquences : les atteintes respiratoires. La respiration de vapeurs d’ammoniaque peut provoquer une gêne, voire une asphyxie par œdème de la gorge. On peut aussi constater des lésions des poumons.

Les produits acides
L’acide chlorhydrique (détartrant W.-C), l’acide sulfurique et l’acide nitrique (nettoyant à métaux) sont des acides forts. Ils sont à l’origine de brûlures plus ou moins profondes.

Les oxydants
Les dégâts liés à un oxydant, comme l’eau de Javel, dépendent de la concentration du produit ingéré. Le danger devient réel lorsque la concentration de chlore est supérieure à 12° (la chlorométrie de
l’eau de Javel concentrée atteint 48 °).

Republished by Blog Post Promoter

Comments

comments

The North Face Michael Kors Outlet Online The North Face Outlet Hermes Birkin Cheap Oakley Sunglasses New Balance Outlet Cheap UGGs Louis Vuitton Outlet Online