Comment faire face à des convulsions

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Comment faire face à des convulsions

L’essentiel tout de suite…

En cas de convulsions, procédez comme suit :

✓ Allongez l’enfant sur le côté (position latérale de sécurité).
✓ Appelez votre médecin ou, s’il ne peut pas se déplacer rapidement, contactez le Samu-15.
✓ Prenez sa température.

Si l’enfant a de la fièvre, faites baisser sa température…

✓ Déshabillez-le.
✓ Administrez à l’enfant un suppositoire de Doliprane® (surtout pas de comprimé par voie orale !).
✓ Utilisez les moyens physiques à votre disposition (linges humides, packs réfrigérés enveloppés dans un tissu) pour faire baisser sa température (reportez-vous au chapitre sur la fièvre, page 245).

Ensuite…

✓ Donnez à l’enfant du Valium® (sur prescription médicale) en mtrarectal (par l’anus). Ce traitement fait en principe rapidement cesser les convulsions. Lors de la première crise, il doit être administré par le médecin.

Comprendre
La très grande majorité des convulsions de l’enfant sont dues à la fièvre. C’est un incident fréquent et généralement bénin. Chaque année, environ 60 000 enfants présentent une crise convulsive fébrile
en France. Malgré leur caractère impressionnant, les convulsions fébriles sont le plus souvent sans gravité. Ce type de convulsions atteint avec prédilection les enfants de 6 mois a 3 ans, mais peut concerner, bien que plus rarement, l’enfant jusqu’à 5 ans. Les convulsions sont déclenchées par la fièvre. Dans les premières années de la vie, le cerveau est en effet plus sensible aux élévations de température et les supporte moins bien. C’est pourquoi il faut traiter la fièvre dès qu’elle dépasse 38,5 °C. Les convulsions fébriles entraînent, dans la plupart des cas, une crise généralisée. En principe, la crise dure moins de trois minutes et ne survient qu’une seule fois en vingt-quatre heures.
Hormis les convulsions déclenchées par la fièvre, il existe de nombreux autres types de convulsions, qui nécessitent des investigations plus spécialisées. Elles sont habituellement d’origine méta-
bolique ou neurologique, et sont beaucoup moins fréquentes que les convulsions fébriles.
Les convulsions sont un symptôme, c’est-à-dire un signe qui accompagne une maladie, et non une maladie à part entière. Elles traduisent une souffrance du cerveau. Elles ne sont pas toujours faciles à déceler. D’ailleurs, les parents assistent parfois angoissés à ces crises, sans pour autant les recon-
naître.

IMPORTANT ! La crise convulsive est très impressionnante, même pour les parents bien informés. Mais elle est le plus souvent sans gravité (convulsions fébriles) et se résorbe spontanément.

Reconnaître les signes

La forme la plus spectaculaire est la crise convulsive généralisée :
• Le corps est secoué par des tremblements et des mouvements saccadés des bras et des jambes. Les secousses sont rythmiques et régulières. Elles s’accompagnent d’une perte de connaissance avec chute.
• Parfois, un seul membre (ou un seul côté) présente des mouvements convulsifs, ou encore une partie du visage (clignement répétitif de l’œil, crispation de la bouche…).
• Après la crise, l’enfant est inconscient, sa respiration bruyante. Il peut présenter de la bave à la commissure des lèvres (salive qui n’a pas été avalée) et avoir uriné sur lui (ce signe est symptomatique de la crise convulsive quand l’enfant est habituellement propre). Si la crise est passée inaperçue et que l’on retrouve l’enfant dans cet état, il y a tout lieu de penser qu’il a fait, sans qu’on s’en aperçoive, des convulsions. Son hébétude du moment n’est alors que la résolution de la crise. Il faut en chercher la cause, afin d’éviter une récidive. La durée des convulsions est variable, mais elle est le plus souvent brève (moins de trois minutes). Si la crise dure plus de trente minutes, ou récidive sans cesse, il s’agit d’un «état de mal convulsif », forme grave de convulsions.

Réagir
Vous devez d’abord vous assurer qu’il s’agit bien de convulsions et non de trémulations ou de tremblements. Pour cela :
• Saisissez et bloquez le membre qui présente des mouvements anormaux. S’il s’arrête instantanément de bouger, il s’agit seulement de tremblements ou de trémulations. Si vous percevez des saccades, des secousses ou des décharges musculaires, il s’agit de convulsions.

Si ce sont bien des convulsions…
• Gardez votre calme.
• Allongez l’enfant sur le côté pour éviter que sa langue ne bascule en arrière, gêne la respiration, et que l’enfant ne fasse une «fausse-route». Ne mettez surtout pas vos doigts dans sa bouche.
• Appelez votre médecin. S’il ne peut pas se déplacer rapidement, contactez le Samu-15.
• Surveillez la coloration de la peau et la respiration de l’enfant.
• Prenez sa température.
• Notez l’heure du début de la crise.

Ensuite…
• Si l’enfant a de la fièvre, faites baisser sa température :
– Déshabillez-le.
-Administrez à l’enfant un suppositoire de Doliprane® (surtout pas de comprimé par voie orale, car il pourrait s’étouffer !).
-Utilisez les moyens physiques à votre disposition (linges humides, packs réfrigérés enveloppés dans un tissu) pour faire baisser sa température (reportez-vous au chapitre sur la fièvre). Cependant, ne mettez pas l’enfant dans un bain pendant la crise : cela peut être dangereux.

• Traitez les convulsions :
– Donnez à l’enfant du Valium® en intrarectal (par l’anus). Ce traitement fait en principe rapidement cesser les convulsions. Lors de la première crise, le geste doit être exécuté en votre présence par le médecin, afin que vous sachiez comment procéder en cas de récidive. Après un premier épisode convulsif,
votre médecin vous laissera une ordonnance d’ampoules de Valium® et vous expliquera exactement comment administrer le traitement.

ATTENTION ! Lors d’une crise convulsive, ne donnez jamais de médicament par voie orale (par la bouche) à un enfant !

Si vous découvrez l’enfant après la crise…
Si vous retrouvez votre enfant inconscient, fébrile, très pâle ou un peu bleu autour des lèvres, avec une respiration bruyante, il a vraisemblablement convulsé, mais la crise est terminée. Il va reprendre
conscience progressivement.
• Appelez un médecin.
• Prenez tout de suite la température de l’enfant.
• Déshabillez-le et traitez la fièvre si nécessaire (reportez-vous au chapitre sur la fièvre, page 245).

Les traitements
Les convulsions fébriles simples sont bénignes. Aucun traitement préventif n’est donc recommandé systématiquement. Toutefois, deux moyens efficaces sont à votre disposition.

Les anti-convulsivants
Le Valium® est parfois prescrit ponctuellement, en cas de fièvre, pour éviter une récidive des convulsions. Ce traitement doit être commencé dès le début de la fièvre. Notez que le Valium® n’a aucune action sur la température. La fièvre doit donc être traitée avec les moyens adéquats.
Les autres traitements anti-convulsivants sont réservés à certains enfants qui ont fait des épisodes convulsifs répétés. Ces traitements doivent être suivis sans interruption. Ils sont très contraignants et ne sont pas dénués de toxicité ni d’effets secondaires. Suivez précisément la prescription médicale.

Les antipyrétiques
Les médicaments antipyrétiques sont destinés à faire baisser la fièvre. Le problème principal est que la fièvre est souvent découverte alors qu’elle est déjà élevée. Le risque convulsif est à ce stade important.

ATTENTION ! Quand un enfant a déjà souffert de convulsions, traiter la fièvre efficacement et rapidement permet bien souvent d’éviter une récidive.
Ne négligez pas les moyens physiques comme appoint aux médicaments. En particulier, les linges humides sur la tête, qui diminuent localement la température (reportez-vous au chapitre sur la fièvre).

Les convulsions du nouveau-né : une urgence !

Les manifestations des convulsions chez le nouveau-né et le nourrisson sont à peu près similaires à celles de l’enfant plus grand, mais elles sont souvent moins spécifiques et moins spectaculaires. Le
risque est grand de passer à côté sans les dépister ! Le bébé mâchonne sans être vraiment réveillé, son regard est vague et n’accroche pas le vôtre (chez le nouveau-né, qui fixe mal votre regard, ce
signe est difficile à évaluer). L’enfant devient mou comme une poupée de chiffon. Il change de couleur, bleuit et se recolore spontanément (accès de cyanose). Ces chan gements de coloration sont liés aux pauses respiratoires. Avant l’âge de 6 mois, les convulsions sont le reflet d’une souffrance du cerveau
autre que celle provoquée par la fièvre. Votre bébé doit être immédiatement conduit aux urgences pédiatriques de l’hôpital le plus proche. Les médecins poseront un diagnostic et traiteront rapi-
dement l’enfant. Après l’âge de 6 mois, il s’agit le plus souvent de convulsions fébriles.

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