Comment prévenir une crise d’asthme

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Comment prévenir une crise d’asthme

Si la plupart des crises d’asthme se résolvent spontanément ou à l’aide de médicaments adaptés, certaines d’entre elles peuvent évoluer vers un asthme sévère. Fort heureusement, des mesures adaptées permettent de réduire le nombre de crises et d’en limiter l’intensité.

Comprendre
L’asthme est une maladie à double facette. D’un côté, les crises, parfois impressionnantes, qui nécessitent une prise en charge urgente. De l’autre, la maladie de « terrain », souvent silencieuse, qui évolue inexorablement si le patient ne prend pas un traitement de fond. Sensation d’étouffement, expiration sifflante, toux irritante sont autant de signes de la crise d’asthme. Ils signifient que les
bronches du patient se sont brutalement contractées, empêchant une respiration normale. La paroi des bronches gonfle et devient œdémateuse, puis elle secrète un mucus abondant que le patient tente, en toussant, d’expectorer. Si la majeure partie des crises se résolvent aisément, soit de manière spontanée, soit grâce à la prise de médicaments broncho-dilatateurs (qui augmentent le diamètre des bronches), certaines évoluent vers un asthme grave. Il s’agit d’une urgence qu’il faut savoir reconnaître et prévenir. L’asthme est une maladie inflammatoire. On connaît encore mal son origine, mais on sait que ses trois principales causes sont l’hérédité (il existe des familles d’asthmatiques), les allergies (surtout chez l’enfant) et les infections à répétition (notamment chez le nourrisson).

A chaque âge son asthme

L’asthme du nourrisson:
Il est le plus souvent consécutif aux infections à répétition de l’enfant, en particulier aux bronchiolites qui surviennent par épidémies chaque hiver. S’il est difficile de ‘prévenir’ ces viroses, il est essentiel de les prendre en charge dès qu’elles apparaissent. La « kiné respiratoire » permet notamment de désencombrer les bronches de l’enfant et de le guérir plus vite. Soyez particulièrement vigilant si votre enfant est fréquemment victime de bronchites dites « asthmatiformes » (qui « sifflent »), s’il tousse au moindre rhume ou s’il est réveillé pendant la nuit par des quintes de toux. Sachez aussi que les bébés qui souffrent d’eczéma ont plus de risques que les autres de développer un asthme.

A NOTER: si vous appartenez a une famille a risque, l’allaitement maternel du nourrisson est à privilégier, car il diminue le risque de développement des allergies.

L’asthme de l’enfant:

Outre les infections ORL, les allergies, en particulier alimentaires, représentent la première cause d’asthme chez l’enfant. La prévention de l’asthme passe donc par la prévention des allergies, et notamment l’éviction des aliments a risque. Il faut par ailleurs savoir que les crises de l’enfant sont souvent plus rapides et plus intenses que celles de l’adulte. Si vous avez un doute, demandez à votre médecin de procéder a une mesure de souffle (spirométrie). Cette évaluation est simple à réaliser. Elle se fait à l’aide d’un « débitmètre de pointe », un petit ustensile dans lequel souffle l’enfant et qui permet de connaître sa capacité expiratoire maximale (lire encadré). Une valeur située entre 50 et 80% de la capacité normale pour son âge et sa stature suggère un asthme. Un diagnostic qu’il faudra
cependant confirmer par d’autres examens. La spirométrie peut être pratiquée dès l’âge de 4 ou 5 ans.

Prévenir les risques

Les mesures générales
Sans surprotéger votre enfant ni l’obliger à mener une vie de reclus, un certain nombre de mesures vous aideront à réduire la fréquence et l’intensité de ses crises d’asthme.

• Limitez ses contacts avec les allergènes (pollens, animaux, acariens…). On sait en effet que 80 % des asthmes de l’enfant sont d’origine allergique.
• Organisez la maison et notamment la chambre de l’enfant afin qu’elle soit la plus « saine possible » (lire La chambre de l’enfant asthmatique, page 86).
• Evitez autant que faire se peut les atmosphères polluées (pics d’ozone estivaux, murs fraîchement repeints, gaz d’échappement…). Attention aussi aux parfums : certaines odeurs fortes peuvent pro-
voquer un spasme bronchique.
• Ne fumez pas en présence de votre enfant et évitez les feux de cheminée, souvent irritants pour les jeunes asthmatiques.
• Gares aux vacances dans les vieilles maisons familiales, humides. Privilégiez les séjours en altitude (au-delà de 1 500 mètres, il n’y a plus d’acariens !) ou en bord de mer.
• Une émotion brutale, un stress, une contrariété peuvent provoquer une crise. Sachez rassurer votre enfant, l’aider à gérer ses émotions… Veillez toutefois à ne pas le surprotéger. Une psychothérapie (pour l’enfant ou pour toute la famille) peut aider à réduire la fréquence et l’intensité des crises.
• Vaccinez votre enfant, notamment contre la grippe. On a longtemps craint que les vaccinations ne soient un facteur de risque supplémentaire pour l’enfant allergique. Les études montrent au contraire que la prévention de la grippe et des syndromes grippaux protège l’enfant asthmatique (sauf s’il est allergique à l’œuf).

Les mesures spécifiques
• Soignez au plus vite le moindre rhume. Une infection ORL qui traîne ou une virose peuvent être responsables, au bout de quelques jours, d’une crise.
• ATTENTION ! Certains médicaments (aspirine, anti-inflammatoires nonstéroïdiens, collyres oculaires…) provoquent chez les sujets qui y sont sensibles des crises d’asthme ! Prenez conseil auprès de votre médecin.
• Evitez rigoureusement les aliments auxquels votre enfant est allergique. Les allergies alimentaires peuvent être à l’origine de violentes crises d’asthme.
• Fuyez les situations à risque, notamment les activités sportives par temps froid et sec.
• Vérifiez que votre enfant a toujours sur lui une trousse d’urgence, dans laquelle se trouvera un débitmètre de pointe (pour dépister à temps une crise débutante), ainsi que ses médicaments d’urgence (broncho-dilatateurs, corticoïdes…).
• Même si c’est fastidieux, assurez-vous qu’il suit bien son traitement « de fond » (anti-inflammatoires, antihistaminiques, broncho-dilatateurs inhalés d’action prolongée).

Le cas échéant, certaines mesures d’accompagnement peuvent améliorer la gestion de l’asthme : kiné respiratoire, suivi psychologique, désensibilisation à certains allergènes majeurs, etc. Demandez conseil à votre médecin.

Ce qu ‘il faut retenir
✓ Si votre enfant tousse fréquemment ou est régulièrement victime de bronchites dites «asthmatiformes», pensez à lui faire passer une visite de contrôle pour dépister un asthme éven-
tuel.
✓ Un enfant qui fait des crises d’asthme EST un enfant asthmatique. Ne fuyez pas devant ce diagnostic, toujours difficile à accepter pour une mère.
✓ Organisez son mode de vie et votre maison de manière à prévenir au mieux les crises.
✓ Détectez avec lui les situations à risques, les symptômes annonciateurs de la crise afin de mieux les gérer.
✓ Equipez-le d’une trousse d’urgence contenant les médicaments dont il peut avoir besoin en cas de crise.
✓ Expliquez à votre enfant et à votre entourage quels sont les médicaments à utiliser et à quel moment.
✓ Ne laissez jamais votre enfant arrêter son traitement de fond au motif qu’il n’a plus de crises.

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