Comment réagir à un spasme du sanglot

Comment réagir à un spasme du sanglot 263x263 - Comment réagir à un spasme du sanglot



Comment réagir à un spasme du sanglot

Un enfant qui bleuit, se cyanose et perd conscience à la suite d’une brutale colère, quoi de plus impressionnant ? Si parfois ces réactions sont le signe précurseur d’une maladie, par exemple répilepsie, le plus souvent ces crises très angoissantes sont sans gravité.

Comprendre
Le spasme du sanglot se manifeste de manière bruyante et brutale : malaise, perte de connaissance, convulsions… Il s’agit d’un symptôme relativement fréquent : on estime que 4 à 5 % des enfants feront
un jour une crise, le plus souvent entre 6 mois et 4 ans environ. Habituellement, il s’agit d’enfants qui ont un profil psychologique particulier (en règle général des petits garçons). Intolérants à la frustration, ils réagissent brutalement à une contrariété (gronderie, interdit, punition). Ils sont hyperactifs, turbulents et colériques. Autre caractéristique : ces enfants évoluent souvent dans un milieu familial angoissé, la mère craignant, par exemple, de ne pas être « à la hauteur ». Or, comme par hasard, le spasme du sanglot survient le plus volontiers lorsque l’enfant est confronté à une personne émotionnellement fragile, manipulable… Parfois, le spasme du sanglot peut indiquer un problème médical sousjacent : épilepsie, troubles du rythme. Il sera alors nécessaire de réaliser
un bilan neurologique, un électroencéphalogramme, un électrocardiogramme. Toutefois, dans l’immense majorité des cas, le spasme du sanglot est sans gravité.

Reconnaître les signes
Il existe deux types de crise : la crise dite « blanche » (20 % des cas) et la crise dite « bleue ».

La crise blanche
L’enfant perd brutalement conscience et tombe, sans un cri. Il est livide, blafard. Parfois quelques secousses musculaires ou oculaires accompagnent la chute. Il s’agit là d’une syncope d’origine cardiaque. Puis l’enfant revient à lui, comme si de rien n’était.

La crise bleue
La perte de conscience est progressive. D’abord l’enfant a de plus en plus de mal à respirer. Il tombe en apnée (impossibilité de respirer). Sous l’effet du manque d’oxygène, son corps se cyanose (il devient « bleu ») et l’enfant perd conscience. Ses yeux se révulsent. On dirait une convulsion. L’enfant semble « comme mort ». Il est inerte, il ne respire plus. La « résurrection » est très rapide. L’enfant reprend des couleurs et se réveille.

Il existe aussi des formes de crises intermédiaires où l’on distingue mal s’il s’agit d’une crise « bleue » ou « blanche ».

ATTENTION ! Les crises blanches peuvent être confondues avec un malaise grave du nourrisson. Dans ce cas, n’hésitez pas à appeler le 15 et/ou à faire hospitaliser l’enfant.

Quand et comment survient la crise ?
• La crise est en général consécutive à une violente colère de l’enfant, une frustration, une émotion violente…
• Elle est toujours « provoquée » (elle ne survient JAMAIS dans un contexte calme et de manière intempestive, comme cela peut être le cas pour une crise d’épilepsie).
• Elle est de durée brève et se résorbe spontanément.

ATTENTION ! Ne confondez pas le spasme du sanglot avec des urgences médicales graves comme :
– Une convulsion.
– Un étouffement.
– Un malaise grave du nourrisson.

Réagir

Sur le moment
Si une crise survient :
• Gardez votre calme.
• Retenez l’enfant dans sa chute pour éviter qu’il ne se blesse.
• Allongez-le en position latérale de sécurité.
• Tamponnez doucement son front avec des compresses d’eau fraîche pour qu’il reprenne conscience.
• Lorsque votre enfant reprend des couleurs, comportez-vous de la manière la plus naturelle qui soit, comme si de rien n’était. Le risque est en effet que les parents affolés par la violence de la
réaction émotionnelle de leur enfant craignent de le contrarier. De là se met en place un cercle vicieux. L’enfant tient ses parents sous sa coupe. Il devient tyrannique et ses parents, pris au piège
de la culpabilité, ne lui refusent plus rien. A savoir : on peut parfois enrayer la crise à ses débuts en parlant d’une voix forte, en regardant l’enfant droit dans les yeux… Et surtout en gardant son calme ! Bref en manifestant sans ambages son autorité.

Par la suite
Si des crises répétées ont lieu, consultez un médecin ou un psy afin d’éliminer tout autre diagnostic Attention aux pièges
– Diagnostics erronés (trop d’enfants sont mis sous traitement anti-épileptique alors qu’ils ne souffrent pas de cette maladie).
– Conseils psy inadaptés (si l’on vous somme de ne pas contrarier votre enfant parce qu’il est fragile, changez de psy !)
Privilégiez des traitements « doux » (homéopathie, phytothérapie). Mais le traitement le plus efficace consiste à déculpabiliser les parents en leur expliquant le mécanisme de la crise.

Ce qu ‘il faut retenir…

Si votre enfant perd connaissance à la suite d’une colère brutale :
✓ Retenez-le dans sa chute et gardez votre calme.
✓ Placez-le en position latérale de sécurité.
✓ Tamponnez ses joues et son front avec une compresse humide pour l’aider à reprendre conscience.
✓ Lorsqu’il retrouve ses esprits, comportez-vous avec lui
comme si rien ne s’était passé.
✓ Si cela recommence, emmenez votre enfant chez le médecin pour établir un diagnostic.

Republished by Blog Post Promoter

Comments

comments

The North Face Michael Kors Outlet Online The North Face Outlet Hermes Birkin Cheap Oakley Sunglasses New Balance Outlet Cheap UGGs Louis Vuitton Outlet Online