Comment réagir à une crise d’asthme

Comment réagir à une crise dasthme 263x263 - Comment réagir à une crise d'asthme



Comment réagir à une crise d’asthme

L’essentiel tout de suite…

Si votre enfant est victime d’une crise d’asthme, procédez comme suit :
✓ La sévérité d’une crise n’est jamais facile à établir. Au moindre doute, appelez le médecin. Si l’état de l’enfant s’aggrave, contactez sans attendre le Samu-15 ou les pompiers-18.
✓ Votre enfant doit toujours avoir sur lui une trousse médicale d’urgence contenant ses médicaments
✓ Il est impératif que votre enfant suive son traitement de fond.

Comprendre
Impressionnante par ses manifestations, la crise d’asthme traduit une série d’événements pulmonaires qui se manifestent par une oppression, une respiration difficile et sifflante, une toux irritative… Que se passe-t-il ? D’abord, un événement anodin (changement de pression atmosphérique, effort sportif, présence d’allergènes…) provoque chez le sujet sensible un spasme des bronches. Celles-ci se
rétractent, leur diamètre se réduit et l’air a du mal à passer. C’est la phase « sèche » de la crise d’asthme. L’enfant est essoufflé, il manque d’air… Puis la paroi intérieure des bronches s’enflamme, elle gonfle et sécrète un mucus abondant. L’enfant tousse et crache pour évacuer celui-ci. C’est la phase « humide » de la crise.
Selon l’âge, la crise est d’intensité et de durée variable. Celle de l’enfant est rapide et intense, tandis que celle de l’adulte est souvent plus progressive.

Réagir

Les signes précurseurs

Certains signes annoncent une crise d’asthme chez l’enfant :
• Une toux qui survient sans raison.
• Une oppression respiratoire.
• Un début d’essoufflement.
• Une crise d’angoisse.

D’autres signes peuvent accompagner un début de crise : l’enfant est irritable, son nez coule, il éternue, il se sent malade, ses yeux sont rouges (conjonctivite)… Chaque enfant peut avoir des signes précurseurs spécifiques. Soyez attentif à tout ce qui peut annoncer une crise et demandez à votre enfant de vous aider à dépister ces « petits riens » qui indiquent qu’une crise va survenir. Cela lui permettra d’anticiper en s’auto-administrant le traitement au plus vite.

Les signes de la crise d’asthme
L’enfant est essoufflé, il a de plus en plus de mal à inspirer et surtout à expirer.
• Sa respiration devient sifflante.
• Une toux irritante accompagne ces symptômes.
Les crises surviennent plus fréquemment la nuit, notamment entre 3 et 5 heures du matin.

Les signes du bronchospasme d’effort
Tout le monde sait ce que c’est que d’être essoufflé après un effort
sportif. Rapidement cet essoufflement s’estompe, la respiration rede-
vient régulière.
A l’inverse, le bronchospasme d’effort, encore appelé BIE (bronchos-
pasme induit par l’exercice), survient environ 1 minute après l’arrêt de
l’exercice physique.
Cet essoufflement, au lieu de se calmer spontanément, a tendance au
contraire à s’amplifier, jusqu’à aboutir à une véritable « crise d’asth-
me ». Les sports en salle provoquent rarement un bronchospasme.

Deux cas particuliers : l’asthme du nourrisson et du jeune enfant

Reconnaître les signes chez un nourrisson
Les crises d’asthme se manifestent le plus souvent chez le tout petit à l’occasion d’épisodes infectieux. Il est important de ne pas laisser évoluer ces petites maladies virales, car les infections à répétition, notamment les bronchiolites, jouent un rôle important dans la survenue des asthmes du bébé.

Un nourrisson ne peut pas s’exprimer. Par ailleurs, il a du mal a tousser pour libérer ses bronches. Il faut donc savoir interpréter rapidement les signes qui annoncent une cnse :
• Le bébé se met à respirer de plus en plus vite.
• Il semble éprouver des difficultés a inspirer.
• Les ailes de son nez battent rapidement.

Reconnaître les signes chez un jeune enfant
Comme pour le bébé, l’asthme chez le jeune enfant se manifeste souvent en association avec une infection du nez ou des bronches.
• La toux de l’enfant est « grasse » (toux « bruyante », pleine de glaire).
• Des vomissements sporadiques accompagnent ce tableau (l’enfant « avale » le mucus et le rejette lors de ces vomissements).

ATTENTION !
Si l’enfant est régulièrement victime de toux, notamment pendant la nuit, sans infection intercurrente ou s’il tousse fréquemment à l’occasion d’un effort, d’un fou rire ou d’une crise de larmes, cela peut signifier une fragilité au niveau des bronches et annoncer un asthme.

Crise d’asthme dans la cour de l’école, que faire ?

Un enfant tousse, est essoufflé, respire en sifflant… Vous craignez une crise d’asthme ? Voilà la procédure à suivre :
• Aidez l’enfant à se mettre dans la position qui lui est la plus confortable (en général assis ou semi assis, c’est ainsi qu’on respire le mieux). NE COUCHEZ PAS L’ENFANT
• Gardez votre calme, rassurez l’enfant. Parlez-lui avec douceur, demandez-lui de respirer lentement et profondément.
• Dégagez tout ce qui peut entraver sa respiration (col serré, vêtements…).
• Si l’enfant est un asthmatique connu et que vous disposez d’un « plan d’accueil individualisé », appliquez scrupuleusement les consignes que le médecin aura indiquées.
• Prévenez la famille.
• Si l’enfant éprouve de plus en plus de difficultés à parler, à respirer, que ses lèvres bleuissent, attention, l’état de mal s’annonce. Appelez sans plus tarder le Samu-15.

Réagir

Deux cas se présentent :

Vous disposez des médicaments prescrits par le médecin

Ce n’est pas la première fois que l’enfant est victime d’une crise d’asthme :
• Dès que le premier signe d’essoufflement s’annonce, faites inhaler à l’enfant un broncho-dilatateur d’action rapide. Ce traitement vise à éviter le bronchospasme et à faire avorter la crise dès ses débuts
• Si cela ne suffit pas, administrez-lui des corticoïdes par voie orale ou injectable (si vous savez le faire), en respectant les doses prescrites par le médecin.
• Si le pouls de l’enfant devient faible et qu’il semble en état de choc, l’adrénaline s’impose.
• Si la crise ne cède pas au bout de 2 à 5 minutes aux traitements d’urgence et que l’enfant va de plus en plus mal, « l’état de mal » menace (voir encadré page 176). Appelez immédiatement le Samu-15 ou les pompiers-18, afin qu’ils envoient une ambulance médicalisée (disposant de matériel de réanimation, d’oxygène…).

ATTENTION ! Une crise d’asthme qui ne s’améliore pas rapidement nécessite une hospitalisation urgente.

Vous n’avez pas de médicaments

C’est la première fois que l’enfant est victime d’une crise d’asthme :
• Installez l’enfant en position semi-assise pour l’aider à respirer.
• Appelez immédiatement le Samu-15 ou les pompiers-18.
• En attendant l’arrivée des secours, parlez-lui pour le rassurer.

Comment bien utiliser un aérosol ?
Les broncho-dilatateurs et les corticoïdes inhalés se présentent sous la forme d’aérosol-doseurs que l’on peut glisser dans sa poche.
• Agitez l’aérosol.
• Demandez à l’enfant d’expirer à fond pour vider complètement ses poumons.
• Mettez l’embout de l’aérosol dans sa bouche et demandez-lui de serrer ses lèvres de sorte que l’air ne puisse pas passer.
• Appuyez sur l’aérosol pour qu’il délivre sa dose et demandez à l’enfant d’aspirer simultané-
ment.
• Demandez-lui de bloquer sa respiration 5 à 10 secondes en fermant la bouche.

A NOTER : il est très difficile de coordonner parfaitement l’inspiration et le déclenchement de
l’aérosol. La grande majorité des enfants (et même de nombreux adultes !) n’utilisent pas cor-
rectement leur aérosol), d’où la mise au point de nouveaux systèmes, comme les « poudres ».
Pour les tout petits, il existe des chambres d’inhalation, sorte de tubes d’une trentaine de centimètres de longueur, pourvus d’un masque et d’une valve. La chambre doit être maintenue de manière hermétique contre le visage de l’enfant. On active l’aérosol et on laisse l’enfant respirer via
la chambre d’inhalation pendant une dizaine de secondes.

ATTENTION ! Les tout-petits détestent cela, et se débattent bien souvent!

L’état de mal

L’état de mal est une crise d’asthme qui, au lieu de se résoudre en moins de dix minutes, se prolonge et s’aggrave. C’est la complication la plus grave de l’asthme. L’enfant ne parvient plus à tousser ou cracher. Il manque de plus en plus d’oxygène, se cyanose (il devient bleu), convulsé et perd connaissance. Sueur, troubles du rythme, voire malaise cardiaque vrai peuvent accompagner la crise.
Quand les traitements de routine de la crise (broncho-dilatateurs) semblent sans effet et que la crise dure trop longtemps, il est impératif d’appeler en urgence le Samu-15. L’hospitalisation et/ou l’intubation (pour redonner de l’oxygène à l’enfant) pourront venir à bout d’un état de mal.

ATTENTION !_
Certains enfants risquent plus que d’autres de développer un état de mal. Plusieurs éléments doivent vous alerter :
– L’enfant a déjà été hospitalisé par le passé pour des crises d’asthme. Cela signifie que son asthme n’est pas « équilibré » malgré les traitements qu’il prend.
– L’enfant prend irrégulièrement son traitement. C’est particulièrement vrai au moment de l’adolescence où les contraintes du traitement peuvent être mal vécues.
– La crise couve depuis plusieurs jours déjà.

Ne pas confondre :
La crise grave se manifeste par des signes alarmants, l’enfant est pâle ou cyanose, couvert de sueur. Il somnole, éprouve des difficultés pour respirer… Ces signes peuvent aussi évoquer :
– Un corps étranger coincé (lire page 161).
– Un épisode de bronchiolite aiguë du nourrisson.

Des idées fausses et dangereuses
Certaines idées fausses peuvent coûter la vie à un enfant asthmatique :
La crise va passer toute seule, il n’a pas besoin de médicaments…
Faux. Si la plupart des crises tendent à se résoudre spontanément, il faut savoir que moins on traite les crises, plus celles-ci risquent de devenir fréquentes et intenses et plus le risque qu’un jour la crise s’aggrave en « état de mal ». Il est donc erroné et dangereux d’attendre que « ça passe tout seul », au motif que le corps doit apprendre à se défendre naturellement contre ce qui l’agresse.

Les broncho-dilatateurs sont dangereux et j’ai peur que mon enfant s’y accoutume…
Faux. La rumeur de la toxicité des « béta2mimétiques » a couru pendant longtemps. Toutes les études ont montré qu’elle était infondée, mais la rumeur perdure ! Le vrai danger est de ne pas utiliser les broncho-dilatateurs ou de les utiliser trop tard.

Les corticoïdes inhalés risquent de bloquer la croissance de mon enfant…
Faux. C’est précisément pour éviter les troubles liés à la prise orale de corticoïdes (prise de poids, ralentissement de la croissance) qu’ont été inventés les corticoïdes inhalés. A ce jour, ce traitement de fond de l’asthme, utilisé dans les règles, ne semble pas avoir d’effet sur la courbe staturpondérale de l’enfant.

Republished by Blog Post Promoter

Comments

comments

The North Face Michael Kors Outlet Online The North Face Outlet Hermes Birkin Cheap Oakley Sunglasses New Balance Outlet Cheap UGGs Louis Vuitton Outlet Online